Les témoignages

ministre

Le chemin est tracé, à vous de vous y engager sans plus tarder et avec détermination.

J’ai suivi, dès l’automne dernier, avec beaucoup d’intérêt, l’initiative collective prise par Interbev de mettre en place des États Généraux des filières qui composent cette interprofession.

Face aux difficultés touchant l’ensemble des maillons depuis la production jusqu’à la distribution, sans oublier la mise en marché, l’abattage et la découpe, les professionnels réunis au sein d’Interbev ont souhaité réfléchir par eux-mêmes aux diagnostics à porter, et aux solutions à trouver pour envisager un avenir plus positif et durablement assuré.

Conscients de la nécessité de faire partager au plus grand nombre le contenu des divers échanges, les ateliers de réflexion de ces États Généraux ont été ouverts, non seulement à l’ensemble des organisations composant l’Interprofession Bétail et Viande, mais aussi à d’autres organisations concernées par telle ou telle partie des filières auscultées.

Je me félicite de cette méthode de concertation : il est en effet indispensable que la filière définisse collectivement sa stratégie. Chaque acteur doit comprendre que sa pérennité dépend de la pérennité des autres maillons de la filière.

Plus de vingt enjeux se sont dégagés à l’issue de ces premiers travaux. Tous n’ont pas la même importance, la même portée et tous n’ont pas été l’objet du même niveau de consensus.

Certains font référence à des décisions à prendre au niveau européen dans le cadre des discussions actuelles sur la réforme de la PAC. J’ai déjà eu l’occasion de dire que notre pays devait, à travers les réformes à venir, conforter son agriculture et le secteur agroalimentaire.

Je suis particulièrement attaché à ce que ces futures réformes améliorent significativement la situation des éleveurs en général.

D’autres appellent des décisions nationales qui doivent être formalisées rapidement après un travail d’analyse des services de l’Etat.

D’autres enfin dépendent de décisions à prendre au sein même des filières.

Je ne peux que vous encourager à prolonger, sous une forme qu’il vous appartient de définir, les réflexions que vous avez, pour certaines, depuis longtemps initiées, et qui doivent aujourd’hui devenir réalité.

A l’heure où les consommateurs français et européens s’interrogent sur la qualité et la traçabilité de leur alimentation, la filière bovine française a beaucoup d’atouts à faire valoir si elle sait s’organiser de la production à la transformation et à la distribution, avec le soutien des pouvoirs publics.